jeudi 29 mai 2008

Le Léthé

Today : "Je veux dormir! Dormir plutôt que vivre! Dans un sommeil aussi doux que la mort."
Mood :
Tired

Listening : Carol of the Bells


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Viens sur mon cœur, âme cruelle et sourde,

Tigre adoré, monstre aux airs indolents;
Je veux longtemps plonger mes doigts tremblants
Dans l'épaisseur de ta crinière lourde;
Dans tes jupons remplis de ton parfum
Ensevelir ma tête endolorie,
Et respirer, comme une fleur flétrie,
Le doux relent de mon amour défunt.
Je veux dormir! dormir plutôt que vivre!
Dans un sommeil aussi doux que la mort,
J'étalerai mes baisers sans remors
Sur ton beau corps poli comme le cuivre.
Pour engloutir mes sanglots apaisés
Rien ne me vaut l'abîme de ta couche;
L'oubli puissant habite sur ta bouche,
Et le Léthé coule dans tes baisers.
A mon destin, désormais mon délice,
J'obéirai comme un prédestiné;
Martyr docile, innocent condamné,
Dont la ferveur attise le supplice,
Je sucerai, pour noyer ma rancœur,
Le népenthès et la bonne ciguë
Aux bouts charmants de cette gorge aiguë
Qui n'a jamais emprisonné de cœur.

Les Fleurs du Mal

lundi 26 mai 2008

Blake

"And throughout all Eternity
I forgive you, you forgive me.
"

- William Blake -




William Blake, un de mes poètes préférés...

dimanche 25 mai 2008

Silent LLN

Silent LLN ou le remake de Silent Hill par Olivier et Stefania

Après une longue et éprouvante journée d'étude, en cette période de blocus, deux jeunes étudiants, un garçon et une fille, plutôt pas mal, avouons-le, avaient décidé de se changer les idées en sortant se dégourdir en ville.

Le centre était encore animé, le temps n'était pas mauvais et il faisait encore clair malgré ce soleil printanier couchant. bref, la balade était des plus plaisante. Ils marchaient , discutaient, riaient, sans se soucier d'où ils se dirigeaient. Peu leur importait de toute façon, l'essentiel était de divaguer leur esprit.

Le temps passaient et ils flânaient dans la ville, entre auditoires vides et restaurants fermés. On était pourtant un samedi soir. Mais la vie à l'extérieur commençait à diminuer, même si nos héros n'y prêtaient guère attention.

Leur marche les conduit alors sur un petit sentier, bordé de marguerites. Comme deux enfants, ils s'amusèrent à en arracher les pétales selon le jeu : "
Il m'aime un peu, beaucoup, passionnément...soit!". (NDLR: Il m'aime beaucoup, c'est la fleur qui l'a dit)

Plus loin, ils virent soudain des serres se dresser devant eux. Celles-ci étaient nettement à l'abandon, les plantes qui s'y trouvaient étaient mourantes, si pas déjà mortes en fait. Aucune trace de vie dans les parages, ce qui était d'autant plus intéressant.

Pris par la curiosité, ils tentèrent d'ouvrir la porte d'une des serres, vainement. Tout était bien verrouillés, mis à part une porte... Une simple porte donnant sur un couloir qui lui même donnait sur une haute cage d'escalier.

C'est ainsi que suivant la logique des choses, comme tout être sensé est censé le faire...
Olivier et Stefania décidèrent de ne pas faire marche arrière, mais de pénétrer dans le bâtiment apparemment abandonné, vu son état décrépit.

Le lieu était sombre, assez lugubre. Ses espaces vides embarrassants, son silence angoissant. Mais nos deux héros étaient des plus téméraires et l'envie de s'engager dans cette haute rampe d'escalier était des plus prenantes.

Descendre ou monter, voila la question. Ils montèrent dans un premier temps, s'arrêtant à chaque étage afin d'en découvrir les "merveilles". Des bouteilles vides, des armoires remplies d'éprouvettes, des laboratoires de phytothérapie, des caisses en carton, des tiroirs clos...

L'endroit ressemblait à un ancien laboratoire scientifique que les gens auraient déserté suite à une catastrophe de nature chimique. Mais qu'à cela ne tienne. Après avoir visité les étages et tenté d'ouvrir toutes les portes, nos héros entreprirent la visite des étages inférieurs.

Les zombies rôdaient, les plantes carnivores aussi, Stefania en était certaine, mais Olivier, grand et fort faisait l'éclaireur, prêt à démonter toute créature nuisible.

C'EST ALORS qu'ils entendirent des bruits venant d'en haut!

Se dépêchant de remonter les escaliers, ils se confrontèrent alors avec un gardien à l'allure plus qu'étrange, qui entreprenait la fermeture de toute les portes.

"Vous ne pouvez plus sortir par ici!" dit-il d'une voix caverneuse.

Naïvement, les deux jeunes acquiescèrent, sans penser à demander où se trouvait l'autre sortie.
Ils tentèrent alors de déguerpir le plus vite possible. Mais toutes les issues étaient fermées, à tous les étages.
La fenêtre du sous-sol était également bloquée. La chance ne leur souriait pas.

Le stress et la peur montaient. Les coeurs palpitaient. Et ils n'avaient rien sous la main! (NDLR: Ni sous la dent...)
Une idée leur vint à l'esprit: peut-être qu'ils auraient pu sortir par les serres.

Essayant encore de forcer les portes des serres, ils se rendirent compte que rien ne les auraient sortis de là.
Ils auraient fini dévorant les plantes ou dévorés par celles-ci.

Une pièce ouverte se profila alors à l'horizon. Un escalier bloqué par un grillage s'y trouvait. Déambulant et fouillant quelques instant l'endroit, ils finirent par trouver des CLES.

MIRACLE!
L'une d'elles portait l'inscription "entrée".

Se précipitant sur ladite porte, ils y glissèrent la clé et firent tourner la serrure.
Elle céda et libéra ENFIN nos héros.

Ils coururent à l'extérieur en soupirant de soulagement et en se dépêchant de quitter ces lieux maudits au plus vite.



Morts à l'appel? Aucun par chance, juste les marguerites.



Bientôt en dvd!

jeudi 15 mai 2008

William Butler Yeats


He wishes for the Cloths of Heaven...





Had I the heavens' embroidered cloths,
Enwrought with the golden and silver light,

The blue and the dim and the dark cloths

Of night
and light and half-light,
I would spread the cloths under your feet

But I, being poor, have only my dreams
;

I have spread my dreams beneath your feet;
Tread softly because you tread on my dreams...




William Butler Yeats



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Si j'avais les tissus brodés des cieux,

Ornés de lumière d'or et d'argent,
Les tissus bleus, les pâles et les sombres
De nuit et lumière et pénombre,
Je les déroulerais sous tes pieds :

Mais moi qui suis pauvre, je n'ai que mes rêves ;
J'ai déroulé mes rêves sous tes pieds ;
Marche doucement car tu marches sur mes rêves.